Être bien dans ses baskets, être indulgente avec soi-même dans son quotidien. Qu’on soit petite ou pas, le principal c’est de s’assumer pour être bien dans sa peau et bien dans sa vie.
Portrait de petite #3 : Anne-Sophie Lesage, 1m59, co-auteure de "Celle qui a dit fuck"
Je suis ravie de vous présenter aujourd'hui le portrait de petite d'Anne-Sophie Lesage, 1m58, co-auteure du livre "Celle qui a dit fuck", co-écrit avec sa soeur Fanny, que j'ai lu dernièrement et que j'ai beaucoup aimé. Je me suis complètement retrouvée dans le personnage principal de l'histoire, Alice. Je fais partie de ces femmes qui ont du mal à lâcher prise.
"Celle qui a dit Fuck", c'est le journal intime d'une trentenaire qui décide de lâcher prise du jour au lendemain suite à un "craquage". Elle décide de mener l'enquête pour atteindre ce Graal. L'idée du livre, c'était de créer un personnage plein d'auto-dérision pour aller avec ce thème qui peut parfois être compliqué.
L'idée est venue des échanges que l'on a eus avec notre communauté (via notre Newsletter Holi Me). On s'est dit que ce serait rigolo d'imaginer le journal intime d'une trentenaire, de son quotidien, de ses pensées. On a écouté notre envie du moment quand on l'a écrit. Au final, c'était quasi auto-thérapeutique et en quelque sortie auto-biographique. On se prend toutes beaucoup la tête dans notre quotidien, moi la première. L'idée, c'était d'apporter des clés et de connaître les leviers sur lesquels on peut s'appuyer pour s'alléger et se simplifier la vie. On était très surprises de la résonance que ce livre a pu éveiller chez beaucoup de lectrices.
Ce n'est pas venu tout de suite. On souhaitait un titre fort, revendicateur qui va avec le personnage. On connaissait la « fuck it » thérapie. A travers ce titre, on voulait transmettre le côté « je vais de l’avant et je ne me laisse pas marcher sur les pieds ». Car on est finalement moteur dans notre quête du bonheur. On a les cartes en main si on veut moins se prendre la tête et alléger notre mental. Au début du journal, Alice tombe sur une publication qui indique que 40% de son bonheur dépend d’elle-même. Il n’en tient qu’à nous si on souhaite alléger ses ruminations.
On se met d'abord d'accord sur le fil conducteur ensemble, sur les sujets et les thèmes qu'on va aborder. Je rédige la partie romancée et Fanny s'occupe du développement des outils. On n'écrit pas à quatre mains mais on a mis en place une répartition des tâches pour bien s'organiser. Ensuite, on se relit l'une et l'autre. L'illustratrice intervient dans un second temps, quand le manuscrit est terminé. D'ailleurs, on a adoré le travail de Léna Piroux, elle a très bien su donner corps au personnage.
On blague souvent toutes les deux sur le sujet. On mesure à peu près 1.59m, mais il semblerait que Fanny mesure 1 cm de plus que moi. En fait, il faudrait que je remesure Fanny mais ça ne va pas être évident pour le moment puisqu'elle est enceinte de 8 mois.
Ado, je me rappelais tout le temps être perchée sur des talons. J'avais besoin de me grandir, et Fanny aussi. Depuis qu'on a passé le cap de la trentaine, on s'assume plus en tant que femme. On est maintenant tout le temps en baskets. Et puis, on court tellement avec nos petites bouts. J'ai remis des talons il y a deux semaines pour sortir, j'ai failli tomber trois fois dans le métro. En tout cas, aujourd'hui, notre petite taille est complètement assumée.
Ma petite taille n'a jamais été un souci, j'ai même trouvé un mari qui mesure 1m95.
Casual. On est toutes les deux en mode "opérationnel" pour bien évoluer dans notre quotidien. On porte des tenues plutôt classiques, avec des baskets. C'est important pour pouvoir porter ses petits bouts.
On est très Zara, et Uniqlo depuis un ou deux ans. A une période j’avais du mal à l’avouer mais maintenant c’est complètement assumé, je m’habille aussi beaucoup chez Monoprix et j’adore ce qu’ils font!
Les robes pull pour un effet habillé mais cocooning l’hiver! Les baskets, les sweats qui restent sympas (pas de sweat difformes), les petites jupes (look style sweat avec une petite jupe sympa). Et le bonnet bien sûr, l’accessoire incontournable de l’hiver.
Ça dépend des saisons. En été, plutôt jupe longue. Mais en hiver, plutôt jupe mi-longue.
Oui, c’est un peu le parcours du combattant mais j’en trouve. Et sans retouches! Quand j’achète quelque chose, j’ai envie de le porter tout de suite, je n’ai pas envie d’attendre. Je ne suis pas patiente du tout.
Ma tenue de fêtes a pas mal évolué. Avant, on s’habillait beaucoup (je mettais une robe très habillée pour les fêtes). Aujourd’hui, je m’habille plus simplement, mais je reste sur la petite robe noire qui ne met pas en danger. Pour le réveillon de Noël, si je veux faire plaisir à ma maman, je sortirai même une jolie paire de chaussures à la place des Stan Smith :) .
C’est le même message que le livre : être bien dans ses baskets, être indulgente avec soi-même dans son quotidien. Qu’on soit petite ou pas, le principal c’est de s’assumer pour être bien dans sa peau et bien dans sa vie.
Pour celles qui seraient tentées par la lecture de "Celle qui a dit fuck", vous pouvez le trouver partout : à la Fnac (ici), chez Cultura (ici), chez Amazon, etc.
Crédit photo : Jennifer Sath
